Appelez la sage femme

Le titre est un peu moche en français. Ou alors c’est parce que j’ai vu la série en premier, en VOST, et que l’habitude s’est fait trop forte? Parce que oui, une série existe, « call the Midwife ». Tirée des souvenirs d’une sage-femme, Jennifer Worth, elle raconte le quotidien d’une sage femme dans les années 50-60 au coeur d’un quartier extrêmement défavorisé de Londres.

Cette jeune fille débarque dans un couvent pour se former à l’obstétrique. Parce que oui, dans ce quartier de Londres, c’est les nonnes qui gèrent les visites à domicile pour les soins infirmiers, et les accouchements à domicile. Elle nous raconte donc la découverte de la vie chez les sœurs, mais aussi des tranches de vie de ces gens, plus pauvres que pauvre. Bien sûr il y a des naissances, c’est beau une naissance. Mais bon sang que c’est dur à lire tout ce qui entoure ces moments.

Pourtant j’ai adoré ce livre. J’ai pleuré en lisant (je suis une grande sensible), de joie comme de peine, et ses presque 400 pages m’ont paru tellement peu, j’aurai voulu rester encore des heures avec elle, et ses collègues.

Mais réjouissons nous : la série est extrêmement bien adaptée (à part pour le physique de Soeur Julienne, la « chef ». Mais vous m’accorderez que c’est pas l’essentiel de l’histoire!). L’atmosphère est la même, mais surtout… y’en a beaucoup plus que 400 pages, la 7ième saison commence tout juste!

(Paraît que c’est sur Netflix. Nous les pauvres du fin fond de la campagne on n’a pas Netflix, pas assez de débit internet, donc spoilez pas merci, je dois attendre les DVD ou la TNT 😅)

Et si vous êtes meilleure que moi en anglais (c’est pas un exploit, je suis une buse), ce témoignage est normalement le premier tome d’une trilogie, dont les deux autres tomes sont disponibles en anglais, et furent des succès de librairie. Mais comme mon anglais ne fonctionne qu’avec sous-titres, je n’en saurais pas plus!

Le journal d’un vampire en pyjama

Comme j’ai décidé de me lancer dans un challenge livraddict (dire que toute ma vie on m’a dit « arrête de lire, partage avec les gens », et là, je partage mes lectures avec des gens ah ah), me voilà à devoir lire un livre enfoui sous ma pàl kindle. (Il s’était perdu page 9 dites donc!)

C’est l’histoire d’un vampire. Mais un qui mord pas. Qui mort pas non plus d’ailleurs, sans vouloir révéler la fin. D’un pyjama aussi, mais pas pour dormir, pour guérir plutôt. C’est l’histoire d’un chanteur-poète-réalisateur qui est dans ma tête celui qui était un jedi quand il était petit. Et qui a bien grandi. Et qui se prend un coup de massue : son sang ne fonctionne plus. Et il nous raconte, rempli de poésie, ce combat de quelques mois.

Alors soyons honnête, pour moi Dionysos et Mathias Malzieu, je m’étais arrêté aux années 2000, quand on écoutait ça sur les radios « alternatives ». Paraît qu’après ils sont devenus vachement plus connu, puis qu’il a écrit des livres – que j’ai pas lus – et même fait un film – que j’ai vu, et qui tient une bonne place dans ce livre. Et bien c’est un sacré poète. Un peu perché, mais perché beau, perché poète, perché marrant. Et même dans son récit, pas des plus joyeux, il y met du beau. Et ça me fascine.

Je suis bien contente d’avoir du lire ce livre, de l’avoir sorti des bas fonds pour lui rendre vie. J’ai passé une heure sympathique, et maintenant? Je crois que je vais aller écouter un peu de musique, paraît qu’ils ont fait plein d’autres trucs à part le jedi! Tu me conseilles quoi toi?