Le gang des rêves

C’est l’histoire de Cetta, une jeune, très jeune italienne, qui après quelques moments pas très cool se retrouve à immigrer aux Etats-Unis. Et puis c’est l’histoire de Christmas, son fils, qui a lui aussi des moments pas très cool, mais qui, comme sa mère l’a voulu, sera un VRAI américain. Plus que n’importe quel américain d’ailleurs. C’est aussi l’histoire de Bill. Mais on pourrait l’oublier, lui. Et l’histoire de Ruth, jeune fille battante. Mais c’est aussi et surtout l’histoire de New York dans la première moitié du XX° siècle. Avec ses gangsters, sa lutte des classes, son racisme, son dynamisme aussi. C’est l’histoire de l’Amérique.

Après en avoir lu des critiques dithyrambiques partout, je ne comprenais pas. C’est pénible et pesant comme lecture au début. Presque toute la première moitié d’ailleurs, trop de personnages, trop de choses à suivre, même la géographie de New York est compliquée. Et puis surtout, j’avais décidé de ne pas m’attacher aux personnages. Parce que je suis sensible moi, parce qu’une histoire de gangster y’a toujours des morts, et parce qu’au début du bouquin tu te dis « mince, il est vraiment pas très sympa avec ses personnages l’auteur ». Et lire quand tu refuses d’éprouver quelque chose, ca sert à rien. Mais petit à petit, je me suis pris au jeu, et c’était parti, j’ai mangé les 400 dernières pages (oui c’est un pavé) en deux jours. Et pour une mère de 3 enfants c’est un exploit!

Je peux vous rassurer : je crois que Luca Di Fulvio, il les aime bien en fait ses personnages. Et ça se sent tellement à la lecture, qu’on en vient à avoir vraiment de la tendresse pour eux. Et lorsqu’on referme le livre, ils nous accompagnent encore un peu, le temps d’y repenser, de se dire « ah oui, quand même. Une dure vie, mais la belle vie. ».

Donc si vous avez une dizaine d’heure à occuper, foncez, vraiment. Accrochez vous au début, c’est pas si grave si vous retenez pas tout les personnages. Accrochez vous, même si vous avez un sens de l’orientation défaillant. Et accrochez-vous même quand vous vous direz « c’est pas possible, il peux pas se passer ça, c’est insupportable! ». Parce que croyez moi, à la fin, vous comprendrez pourquoi c’est un best-seller!

Sauf si… Les gansgsters et les pavés ça vous fait peur?

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