La nuit des enfants rois

C’est l’histoire d’un ordinateur. Mais d’un vieux. Ou une vieille histoire, d’ailleurs, puisque ce livre date des années 80. Et donc l’histoire de cet ordinateur, mille fois moins rapide et mille fois plus gros que le smartphone que vous avez dans la poche ou dans la main, c’est qu’à l’époque, il est exceptionnel. Il sert à Jimbo, son utilisateur, un génie, a retrouvé des enfants à très haut QI. Des zèbres comme on dit maintenant il paraît. Mais des zèbres encore plus singuliers que les autres. Un troupeau de 7 enfants à QI très supérieur, qui, en fait, se comprennent tellement bien qu’ils se retrouvent à se sentir une seule âme dans 7 corps.

Et là, ils se retrouvent et… tout part en cacahuète, ils se font agressés. Violemment. Et donc décident de se venger de ce monde trop stupide pour eux.

Il paraît que ce livre a été considéré comme une sommité de la littérature jeunesse. Ben moi qui me suis toujours pas remise de sa majesté des mouches, heureusement que je ne le connaissais pas quand j’étais jeune, c’est parfois un peu… glauque. Mais pas si mal en fait. L’écriture est un peu étrange, ca a vieilli, mais pas tant que ça, en fait. Et dire qu’on trouvait Hunger Games « violent » pour les ados. Je vous jure que ça et sa majesté des mouches, ça m’aurait bien vaccinée sur la vision sympathique de l’adolescence, ça se trouve j’aurai jamais voulu grandir!

Il paraît qu’il existe un film. Qui n’est pas top paraitrait-il aussi. Vous l’avez vu? (Je suis pas très cinéphile, si ça passe pas à la télé y’a des chances que je l’ai pas vu. Et encore, même si ça passe à la télé, y’a des chances que je l’ai pas vu non plus, j’ai 3 enfants voyez vous, le moment où j’ai le temps de poser mes fesses devant la télé correspond au moment où mes paupières deviennent bien trop lourdes pour rester ouvertes!)

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La jeunesse mélancolique et très désabusée d’Adolf Hitler

Ouh ça a été difficile ces dernières semaines, c’est microbe sur microbe, on est tous malades les uns après les autres, pas eu un instant pour lire! Mais enfin, j’ai fini celui-ci.

Un livre de Michel Folco qui, si tu regardes juste la couverture et le titre, t’as VRAIMENT pas envie de choisir. Mais c’était mon tirage au sort de la bibliothèque (le bouquin choisi au hasard), et c’était en fait, un très bon choix.

C’est l’histoire de la jeunesse d’Hitler. Romancée, c’est vrai, mais je suppose que les grandes lignes sont là – je suppose parce qu’en fait j’avoue que la jeunesse d’Hitler ne m’a jamais intéressée plus que ça. On attaque avant sa naissance, avec l’histoire de son père. Parce que c’est vrai que ça doit jouer un peu, l’histoire de cet enfant non reconnu ou tardivement, adopté à droite à gauche. Et cet histoire s’arrête le jour de l’assassinat de l’archiduc Francois-Joseph. Le jour du début de la première guerre mondiale, si comme moi les cours d’histoire du collège ne vous passionnaient pas.

L’auteur est vraiment efficace. Parce qu’on aurait pu se dire « bah il va nous le rendre sympathique, ce pauvre gosse, y’a bien un truc qui a du l’amener à ce qu’il est devenu, puis un enfant c’est toujours mignon et sympathique! ». Et bien je peux vous le dire, il ne nous le rend pas sympathique. D’ailleurs, ca devait pas être un homme sympathique. Convaincant, je le suppose. Mais sympathique pas du tout.

C’est toutefois extrêmement agréable à lire, ça change le point de vue sur certaines choses, et en fait je peux vous le dire. Tu voix Trump? Le président un peu étrange qu’ils ont là-bas? Ben lui aussi il est pas sympathique. Mais bon sang que ça m’a fait penser à lui. Peut être qu’il était pareil enfant? Lisez le bouquin, ça changera peut être votre vision de la chose! (Enfin. J’ai pas dit que c’était les mêmes hein, ne me mettez pas un carton rouge de point Godwin alors même que le sujet de base c’est Hitler!)

Les loyautés

Eh ben merde. Ça faisait longtemps qu’un livre aussi court m’avait pas autant retourné. Vraiment. Je ne sais pas si c’est l’écriture de Delphine de Vigan, si c’est le sujet, si c’est la résonance avec ce que j’ai pu vivre. Je ne sais pas. Mais pfiou, je l’ai fini hier soir, ils sont toujours dans ma tête.

C’est l’histoire de Théo, et d’Hélène. Et aussi de Cécile, de Mathis aussi un peu, et de quelques autres. C’est l’histoire du « mais pourquoi t’as rien dit » surtout. Parce que c’est ça, avec ma famille. Faut être loyal. Faut les protéger, toujours, quoi qu’il arrive, et si tu parles, tu les tues.

Le plus dur dans tout ça, c’est que c’est l’histoire de milliers de personnes. Qui parce qu’elles sont loyales, n’en parleront jamais, et continueront à croire, jour après jour, pas après pas, qu’elles sont seules, et qu’il n’existe que ça.

Alors après ça, je vous promets qu’au moins pendant quelques heures, la loyauté, tu la changes de place. La mienne a changé il y a longtemps, j’ai peut être sauvé personne, à part moi. Mais malgré tout, depuis hier soir, Théo, Hélène et les autres, vous me faites faire un saut dans le temps. La fiction est souvent un peu plus proche de la réalité qu’elle n’ose se l’avouer…

Et vous, aimez autant que vous pouvez vos proches. Mais parfois, aimer, c’est se donner l’impression de trahir…

Appelez la sage femme

Le titre est un peu moche en français. Ou alors c’est parce que j’ai vu la série en premier, en VOST, et que l’habitude s’est fait trop forte? Parce que oui, une série existe, « call the Midwife ». Tirée des souvenirs d’une sage-femme, Jennifer Worth, elle raconte le quotidien d’une sage femme dans les années 50-60 au coeur d’un quartier extrêmement défavorisé de Londres.

Cette jeune fille débarque dans un couvent pour se former à l’obstétrique. Parce que oui, dans ce quartier de Londres, c’est les nonnes qui gèrent les visites à domicile pour les soins infirmiers, et les accouchements à domicile. Elle nous raconte donc la découverte de la vie chez les sœurs, mais aussi des tranches de vie de ces gens, plus pauvres que pauvre. Bien sûr il y a des naissances, c’est beau une naissance. Mais bon sang que c’est dur à lire tout ce qui entoure ces moments.

Pourtant j’ai adoré ce livre. J’ai pleuré en lisant (je suis une grande sensible), de joie comme de peine, et ses presque 400 pages m’ont paru tellement peu, j’aurai voulu rester encore des heures avec elle, et ses collègues.

Mais réjouissons nous : la série est extrêmement bien adaptée (à part pour le physique de Soeur Julienne, la « chef ». Mais vous m’accorderez que c’est pas l’essentiel de l’histoire!). L’atmosphère est la même, mais surtout… y’en a beaucoup plus que 400 pages, la 7ième saison commence tout juste!

(Paraît que c’est sur Netflix. Nous les pauvres du fin fond de la campagne on n’a pas Netflix, pas assez de débit internet, donc spoilez pas merci, je dois attendre les DVD ou la TNT 😅)

Et si vous êtes meilleure que moi en anglais (c’est pas un exploit, je suis une buse), ce témoignage est normalement le premier tome d’une trilogie, dont les deux autres tomes sont disponibles en anglais, et furent des succès de librairie. Mais comme mon anglais ne fonctionne qu’avec sous-titres, je n’en saurais pas plus!

Le gang des rêves

C’est l’histoire de Cetta, une jeune, très jeune italienne, qui après quelques moments pas très cool se retrouve à immigrer aux Etats-Unis. Et puis c’est l’histoire de Christmas, son fils, qui a lui aussi des moments pas très cool, mais qui, comme sa mère l’a voulu, sera un VRAI américain. Plus que n’importe quel américain d’ailleurs. C’est aussi l’histoire de Bill. Mais on pourrait l’oublier, lui. Et l’histoire de Ruth, jeune fille battante. Mais c’est aussi et surtout l’histoire de New York dans la première moitié du XX° siècle. Avec ses gangsters, sa lutte des classes, son racisme, son dynamisme aussi. C’est l’histoire de l’Amérique.

Après en avoir lu des critiques dithyrambiques partout, je ne comprenais pas. C’est pénible et pesant comme lecture au début. Presque toute la première moitié d’ailleurs, trop de personnages, trop de choses à suivre, même la géographie de New York est compliquée. Et puis surtout, j’avais décidé de ne pas m’attacher aux personnages. Parce que je suis sensible moi, parce qu’une histoire de gangster y’a toujours des morts, et parce qu’au début du bouquin tu te dis « mince, il est vraiment pas très sympa avec ses personnages l’auteur ». Et lire quand tu refuses d’éprouver quelque chose, ca sert à rien. Mais petit à petit, je me suis pris au jeu, et c’était parti, j’ai mangé les 400 dernières pages (oui c’est un pavé) en deux jours. Et pour une mère de 3 enfants c’est un exploit!

Je peux vous rassurer : je crois que Luca Di Fulvio, il les aime bien en fait ses personnages. Et ça se sent tellement à la lecture, qu’on en vient à avoir vraiment de la tendresse pour eux. Et lorsqu’on referme le livre, ils nous accompagnent encore un peu, le temps d’y repenser, de se dire « ah oui, quand même. Une dure vie, mais la belle vie. ».

Donc si vous avez une dizaine d’heure à occuper, foncez, vraiment. Accrochez vous au début, c’est pas si grave si vous retenez pas tout les personnages. Accrochez vous, même si vous avez un sens de l’orientation défaillant. Et accrochez-vous même quand vous vous direz « c’est pas possible, il peux pas se passer ça, c’est insupportable! ». Parce que croyez moi, à la fin, vous comprendrez pourquoi c’est un best-seller!

Sauf si… Les gansgsters et les pavés ça vous fait peur?

Charly 9

Il faut le dire, je n’y connais rien en histoire. Pas parce que j’aime pas ça, mais parce que quand j’étais ado, le fait d’avoir un grand-père prof d’histoire et un grand-oncle prof d’histoire m’avait donné l’envie épidermique de ne pas m’y intéresser. On est bête parfois quand on a 12 ans…

Eh bien sachez qu’après ce bouquin, j’ai passé des heures sur Wikipedia à refaire l’histoire de France vers le XVI° siècle!

Parce qu’en effet, Charly 9, c’est un bouquin d’histoire. Mais pas l’histoire chiante, style Stéphane Bern vers 23h quand tu viens de manger 2h de Marie-Antoinette. C’est de l’histoire marrante. Bon, soyons précis. Faut l’humour noir, un peu. Parce que Jean Teulé, auteur auparavant du « magasin des suicides », il a l’humour noir. Si comme moi vous ne connaissiez pas Charles IX, c’est sous son règne qu’à eu lieu le massacre de la Saint Barthélémy. Mais si, vous savez bien, quand on a tué tous les protestants, du moins qu’on a essayé! Alors forcément, vu que c’est un peu le sujet du livre, avoir l’humour noir c’est vous dire si c’est indispensable.

Et puis aussi, la modernité. Je suis pas totalement convaincue qu’à l’époque son frère Henri l’appelait « Charly ». Ni qu’ils utilisaient des « Ben » en début de phrases. Ni qu’ils s’insultaient comme des sauvages (mais avec un langage fort châtié… Si on veut!). Mais cette modernité ne nuit pas, comme je disais, après avoir lu ces 200 pages, j’ai voulu savoir ce qu’il en était vraiment.

Alors pour les incultes comme moi et les curieux, mieux vaut vous prévenir : autant le bouquin, c’est Kamelott (mais sans Astier), autant la vraie vie, c’est plutôt Game of Thrones (sans les dragons.). Malgré tout c’était quand même une découverte sympa, un livre qui se lit vite, très agréable, et qui m’a donné envie de me cultiver, si c’est pas une belle réussite ça!

Et toi, l’histoire, c’est ton truc, ou tu préfères les histoires en général?

Le collier rouge

Comme je disais sur Instagram (hésites pas à aller me voir, je débute mais on va s’en sortir!), j’aime bien me faire des petites blagues. Donc je vais à la bibliothèque de mon village, et je prends le premier bouquin qui me tombe sous la main, sans lire le titre ou le résumé ou quoi que ce soit. Parfois, j’ai du bol. Parfois? Ben beaucoup moins. Et pour ce bouquin? Hum… Patience!

C’est donc l’histoire d’un homme emprisonné, après la première guerre mondiale. Ou alors c’est l’histoire d’un juge militaire qui se prend pour un psy. Ou alors l’histoire d’une femme qui aide les communistes. Ou même et surtout l’histoire d’un Chien.

Oui ca fait beaucoup d’histoires pour un si petit livre (même pas 200 pages.) et c’est bien le problème. Il paraît que l’auteur est « de l’académie française ». Eh bien entre nous, on dirait surtout que Monsieur s’est dit « tiens ça fait longtemps que j’ai pas écrit une bafouille, si je me lançais? ». Si j’étais prof, je me serais permise un « de bonnes idées bien que déjà vu, mais pas abouties! ». Mais je ne suis qu’une modeste blogueuse qui a un peu l’impression d’avoir perdu son temps. Mais c’est le jeu, que voulez-vous!

Et d’ailleurs, vous découvrirez au fil du temps qu’en plus, je suis incapable d’abandonner un livre avant la fin, même s’il est super nul… Et vous, vous faites comment, vous persistez, ou tant pis pour la fin?